Reconstituer et caractériser les occurrences et intensités des différents extrêmes hydrologiques de l’Arve et de ses affluents (Haute-Savoie, France) à partir d’une approche géohistorique

Du  1 mars 2019 au  2 septembre 2019

Résultats du stage de Morgane Fringant à l'IGE
Le bassin de l’Arve est soumis à de nombreux extrêmes hydrologiques, perturbant les activités humaines du territoire. Ces types d’extrêmes et leurs impacts sont encore assez peu connus et étudiés. Pourtant, cette méconnaissance porte préjudice aujourd’hui comme hier à une bonne gestion des risques et de l’eau en général. Afin de mieux appréhender les enjeux que soulèvent les extrêmes, il est important de comprendre leurs mécanismes, pour cela, une étude sur le temps long, de 1850 à 2015, est nécessaire.

Une récolte de données sur les différents extrêmes ayant eu lieu entre ces deux dates est mise en place grâce à diverses archives. Elles sont par la suite intégrées dans une base de données afin d’être analysées. Plusieurs informations sont dégagées comme les causes ou la nature de ces extrêmes pour répondre à notre problématique de reconstitution des extrêmes et de leurs impacts dans le temps.

Cette analyse nous permet de mettre en lumière les spécificités des extrêmes hydrologiques en milieu montagnard (Voir figure) ainsi que la sévérité de leurs impacts. En effet, plusieurs extrêmes sont identifiables sur le territoire comme les laves torrentielles, les crues torrentielles, les inondations simples et le ruissellement. Leurs causes sont assez diverses et peuvent être assez localisées comme les pluies longues ou les ruptures de poche glaciaire ; cependant tous les extrêmes ne sont pas aussi caractéristiques spatialement.

De plus, le travail effectué nous permet d’affirmer que les enjeux les plus critiques se trouvent surtout sur le bassin intermédiaire et amont dû fait en partie de la concentration importante d’événements caractéristiques et brutaux liés au domaine montagnard.

Pour finir, la comparaison de deux phases historiques (1850/1959 et 1960/2015), permet de mettre en relief l’affirmation que la baisse des extrêmes ayant des impacts critiques n’est pas significative. Les enjeux impactés mutent au fil du temps, en prenant des formes différentes certes mais restant tout de même bien ancrés et tendant même à s’aggraver. D’ailleurs, ces impacts connaissent des changements en lien direct avec les évolutions socio-économiques du territoire.

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Publié le 3 décembre 2019