Blanchet, Claire

Combinaison des marqueurs pollen et ADN lacustres pour développer des reconstituions des trajectoires des socio-écosystèmes de montagne
Doctorante WP4

Ma formation

Au cours de ma licence, j’ai souhaité me spécialiser dans les études de l’histoire de la dynamique de végétation. Ainsi, j’ai fait un Master Biodiversité, Ecologie & Evolution mention Chrono-Environnement et Paléoécologie à l’Université de Montpellier. J’ai pu ainsi apprendre les différents outils et méthodes utilisés pour la reconstitution des paléoenvironnements, comme la palynologie. Cette exploration fut pour moi une découverte autant personnelle que professionnelle. C’est donc tout naturellement que j’ai voulu continuer à travailler dans ce domaine.

Le projet

Le pollen et l’ADN environnemental conservé dans les sédiments lacustres permettent de retracer l’histoire de la végétation actuelle et passée et celle des différentes activités agricoles passées (céréaliculture, ou indirectement les activités pastorales). Contrairement à l’ADN environnemental, les études palynologiques fournissent une image régionale de la couverture végétale. En effet, les grains de pollen ont des propriétés aérodynamiques différentes selon les taxons, ce qui affecte la distance de transport entre la source pollinique et la zone de dépôt. De plus, de nombreuses herbacées ne peuvent être reconnues. L’ADN environnemental permet de dépasser cette limite en apportant une meilleure résolution taxonomique pour certaines de ces espèces. 

Ces méthodes seront employées sur des séquences de sédiments lacustres modernes pour évaluer leurs capacités respectives à refléter le paysage actuel. Ensuite, elles seront appliquées sur deux séquences de sédiments lacustres couvrant plusieurs milliers d’années afin d’avoir des reconstitutions très détaillées de la paléo-végétation et des paléo-services écosystémiques.

Publié le 16 mai 2019